Et si boire moins était la meilleure décision que tu n'aies jamais prise pour ta vie sociale ? Il y a quelques années, je n'aurais jamais imaginé écrire ces lignes.
J'étais le type qui connaissait la carte des vins par cœur, qui organisait les dîners autour des accords mets-bouteilles, qui prolongeait systématiquement les afterworks "encore juste un verre". La bière artisanale, le whisky de caractère, les bulles pour fêter n'importe quoi — c'était ma langue maternelle sociale. Celle qu'on apprend ado puis en école de commerce.
Personne ne m'avait dit que cette langue pouvait devenir une habitude. Puis une béquille. Puis quelque chose de plus difficile à nommer.
Ce qui a tout changé, c'est la naissance de mon fils.
Le matin où j'ai réalisé que j'arrivais fatigué à nos week-ends ensemble — pas à cause du travail, pas à cause du manque de sommeil — j'ai compris que quelque chose devait changer. Pas de manière dramatique. Pas de déclaration publique. Juste une décision tranquille, prise entre moi et moi.
J'ai commencé à chercher des alternatives. Des vraies. Pas le verre d'eau gazeuse solitaire qu'on pose devant toi au restaurant quand tu refuses du vin. Pas la limonade sucrée qui te traite comme un enfant à la table des adultes.
Ce que j'ai trouvé m'a surpris : un monde entier de bières artisanales sans alcool d'une complexité bluffante, de spiritueux 0 % qui se mixent comme de vrais gins, de kombucha fermentés avec autant de soin qu'un grand cru. J'ai réduit ma consommation de 90 %. Pas par volonté de fer. Pas par privation. Par substitution intelligente.
Et quelque chose d'inattendu s'est produit.
La clarté est revenue. Progressivement, puis franchement.
Le réveil du dimanche matin sans cette légère brume derrière les yeux. Les réunions du lundi où j'avais réellement les idées nettes. Les soirées en famille où j'étais présent — vraiment présent, pas à 80 % en train de gérer une fatigue que je n'aurais pas dû avoir.
Je n'ai pas arrêté de profiter. J'ai arrêté de payer le lendemain.
C'est ça, le malentendu fondamental sur la sobriété que notre génération traîne depuis l’adolescence : on croit qu'elle est synonyme d'ennui, de retrait, de renoncement à une certaine idée de soi-même. L'image du mec qui boit de l'eau en soirée et consulte son téléphone dans son coin.
La réalité, c'est l'inverse. Quand tu n'as plus besoin de l'alcool pour être à l'aise dans une pièce, tu es enfin totalement dans la pièce.
Ce blog, c'est pour ceux qui ne se reconnaissent pas dans les discours de la sobriété classique.
Ni dans les groupes de parole, ni dans les posts Instagram de développement personnel qui te demandent de "renaître". Tu n'as pas besoin de te reconstruire. Tu n'es pas cassé.
Tu as juste envie de vivre épicurien sans payer la facture physique et mentale qui vient avec. De continuer à apprécier un verre — sa complexité, son rituel, sa dimension sociale — sans que ça devienne une variable qui te pilote.
Ici, on parle de produits qui méritent vraiment qu'on s'y intéresse. De microbrasseries françaises qui repoussent les limites du 0 %. De cocktails qui n'ont rien à envier aux originaux. De clarté mentale, de performance, de ce que ça fait concrètement dans le corps d'éliminer 90 % de l'alcool qu'on consommait avant.
On parle aussi d'identité. Parce que changer son rapport à l'alcool quand on a grandi dans une culture qui le célèbre, ça demande de redéfinir quelques choses sur soi-même. Et c'est, à mon sens, une des conversations les plus intéressantes qu'on puisse avoir aujourd'hui.
Je m'appelle Thomas. Je suis papa, ancien buveur (un peu trop) enthousiaste, et maintenant passionné par tout ce qui permet de vivre mieux sans vivre moins.
Bienvenue.